vendredi 3 juillet 2009

Le bon côté des choses

Ou comment survivre à une semaine de chaleur intense quand on vit en banlieue et travaille à Paris, en extrayant de tout ce jus le bon côté des choses.
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- Mon boss est encore plus désagréable que d'habitude mais il ne s'en prend pas à moi.
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- L'immeuble où je bosse n'a pas la clim : qu'importe, c'est plaisir : mon bras glisse tout seul sur le bureau quand je déplace la souris.


- Mais j'ai un ventilo : comme ça, je fais du sport en ramassant mes feuilles sans arrêt.

- Me faire aggresser dans le train parce que mes congénères ne supportent pas la chaleur, c'est ma passion. Et puis, moi, la chaleur ça ne me fait rien...
Quoi, mon pied dépasse de 3 millimètres de votre côté ? Et si je te le fous dans le nez, il te gènera moins tu crois ?

- Je ne suis pas craquante avec mon chignon fait à la va-vite avec un crayon, mes petits cheveux collés au front et la source vive de sueur qui me dégouline sur la figure ?

- Et si je rajoute une oeillade sensuelle et charbonnée aux cernes à rallonge tellement je dors mal la nuit ? Non, toujours pas ?

- Je kiffe les auréoles : sous les bras, derrière les genoux, dans le haut du dos, dans le bas du dos, à l'entrejambe, sous la poitrine, dans le cou (mon méga chignon a perdu son crayon)...

- Je me coucherai moins bête ce soir (mais dormirais-je ?) : je ne savais pas qu'on pouvait transpirer de derrière les oreilles.

- Je ne risque pas de me faire abordée et draguée. Non, mais c'est tant mieux, je n'aime pas ça...

- Séance de sauna gratuite offerte par la SNCF tous les soirs de la semaine ! Ca a tellement de succès qu'ils en ont profité pour passer aux horaires d'été... Moins de train, certes, mais quel succès !

- Huuuummmmm... le contact des sièges en skaï surchauffé du RER. C'est bon...

- Et n'oubliez pas les soldes ! Le RER A déborde ainsi de gens avec des sacs à la place des mains. Du coup, ça rentre moins bien mais quoi de mieux que le contact humain ?

- Mon éventuelle odeur nauséabonde est masquée par les multiples fragrances corporelles des millions d'usagers qui m'entourent.


- On déplore la mort d'une paire de chaussures : il a fallu la cisailler pour désincarcérer des pieds qui décemment ne peuvent pas être à moi... Mais du coup, j'ai pu faire les soldes pour m'acheter des chaussures pour les grands ! Taille 56 au lieu de 41...

- J'apprends à conduire ma voiture, restée sur le parking en plein soleil toute la journée, sans toucher le volant. Après je pourrais enfin travailler dans un cirque, mon rêve.

- Ca m'occupe les idées : après le droit au logement, je pourrais militer pour l'inscription dans la Constitution du droit à l'espace vital. Un carré d'un kilomètre de côté et moi au milieu.
J'irais loin dans la vie, tu crois ? Non, mais le contact humain, j'aime... quand il est choisi.

- Ma voiture met moins de temps à se rafraichir qu'il n'en faut pour la dégivrer l'hiver.

Des vacances ? Pour quoi faire ?

dimanche 28 juin 2009

Cueillons don' !

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ce weekend était donné comme orageux. Et au final... il fait un temps magnifique !

Nous en avons donc profité (enfin surtout moi) pour faire le plein de fruits et de légumes, mais également de satisfaction. Parce que tout ces trucs verts et rouges qui sentent bons dans ma cuisine, c'est moi qui les ai ramassés, moi toute seule avec mes petits doigts.


Salades, petits-pois, concombres, carottes, chou, mastoques COURGETTEEEEES !



Un régal quand c'est cru.



Je ne vous les présente pas, hein...



Vous vous demandez si elles sont bonnes ? :o)



Je me demande bien ce que je vais faire de tout ça....



M'enfin, je fais le pari que dans une semaine et demi, il n'y a plus rien ou presque.
Et là, pour le coup, nos 5 fruits et légumes par jour, on ne risque pas de les manquer !

lundi 22 juin 2009

Lisons don'

Je me fais si rare que j'ai décidé de venir traîner mes guêtres par ici, en pleine semaine, histoire de vous causer de mes dernières lectures, qui à l'inverse de mes billets, furent fort nombreuses.

Depuis mon dernier billet livre (le 4 mai !), je me suis, en effet, enfiler un sacré nombre de pages, toutes plus sympathiques les unes que les autres et toutes plus différentes les unes que les autres.

- Millenium 1 (Les hommes qui n'aimaient pas les femmes) et 2 (La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette) de Stieg Larrson : je me range à l'avis de tous, je suis fan. Un univers à part et des histoires pleines de rebondissements. Quelques longueurs sur le 1er tome, somme toute.

- Bonjour tristesse de Françoise Sagan : lu en 3 petites heures. Agréable et coloré, ce petit livre m'a fait penser au livre de Colette, Le blé en herbe. Sait-on jamais ce que l'on veut ? Et ce que l'on doit vouloir ? ...

- Gossip Girl de Cecily von Ziegesar (Tomes 1 à 6) : mon côté midinette ressort quand je pars en vacances sur le côte d'azur... Allez plus que 6 tomes !

- Le garçon de toutes les couleurs de Martin Page : un livre pour enfant qui m'a enchantée. Un fantôme, ambassadeur du Groenland, élève une enfant dont les parents sont toujours par monts et par vaux, voleurs professionnels qu'ils sont. Arrive alors le garçon de toutes les couleurs dont la présence colorée amène calme et bonheur partout où il est. Mais d'où viennent ses couleurs ?

- Peut être une histoire d'amour de Martin Page (oui, encore!) : je confirme par cette lecture mon engouement pour les livres de cet auteur. Chacun est une exploration cynique de la nature humaine, certes, mais ils sont également une source inespérée de mots rarement usités. Et ça, c'est bonheur !
Des animacules protoplasmiques à l'apoptose en passant par mithridatisé, j'ai visité des terres léxicales inespérées.
En reprennant mes notes de lectures, je me dis qu'un billet propre lui conviendrait bien. Il y a tellement à dire... Quand ça prendra peut être !

- La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe : avez-vous déjà lu Jonathan Coe ? Si ce n'est pour celui-ci, ce sera pour les autres. Un de mes auteurs fétiches. Et ici encore plus qu'hier. Quel est le poids de la généalogie ? Dit-on généalogie ou hérédité, d'ailleurs ? Quelle influence peuvent avoir des événèments du passé dont nous n'avons même connaissance ?

Voilà donc la moisson des dernières semaines.
Et sur ce, je vais aller me plonger dans Millenium 3 ! :)

lundi 1 juin 2009

Mallorca # 13 - Dans les hauts de Valldemossa

Avec de bonnes chaussures aux pieds




Nous sommes montés, montés, montés


De-ci, de-là, un p'tit repos bien mérité



Quelques biquettes apeurées
Par le Jimmy tout excité ;)



Et continuer



Jusqu'à atteindre des sommets
Et en silence juste contempler

dimanche 17 mai 2009

Mallorca # 12 - Cala Figueras

Un air marin...


Un petit air de Corse (je devine en tout cas, je n'y ai jamais remis les pieds depuis mes 3 ans...)



Un petit air d'antan...




Et une grande envie de gagner au loto pour se payer une de ses petites maisons de pêcheurs rénovées et maintenant hors de prix.


Un vrai bout de rêve ce coin-là.

lundi 11 mai 2009

Mallorca # 11 - Puig de Randa

Qui se prononce comme un putch et non comme le cri du cochon...
Qui se trouve être un très joli monastère baigné de soleil et de sérénité...
Qui me fait me dire que la balade à Majorque touche presque à sa fin...
Bon, il me reste quand même 4 billets à faire sur le sujet et vu la vitesse à laquelle j'avance, j'en ai encore pour deux mois... Le printemps m'a prise : malgré la pluie, je prends volontiers plaisir à, dehors, décongeler de cet hiver trop long.

Et puis il faut que je vous parle bouquin aussi : j'ai fini The woman in the fifth de Douglas Kennedy. Et je l'ai bien cité in english please. Ma fierté de l'année. Mais j'y reviendrais.

En attendant profitez encore de Majorque.

Bonne nuitée.





lundi 4 mai 2009

De la pluie

Martin Page a écrit de petites chroniques tout à fait délicieuses au centre desquelles se trouvent la pluie. Son De la pluie* est des plus agréables à lire, à déguster, comme lorsque je me réfugie sous le toit de tôle de mon garage pour fumer une clope ou que je me peletonne sous ma couette, la fenêtre ouverte un soir de pluie.

Un vrai bonheur donc qui ne saurait s'apprécier qu'à la lecture, dont je vous donne quelques passages ci-après. M'enfin, moi, je vous le dis, il reste nécessaire de le lire et de le relire tant ce petit ouvrage est des plus poétiques.

***

La pluie tombe comme nous tombons amoureux : en déjouant les prévisions.

J'ai souvent lu et entendu : la pluie lave. (...) Cette idée fausse et utlitariste assimile la pluie à un service public qui aurait la bonté de charrier les détritus.

L'humanité est une mer dispersée, chaque homme fait donc office de tonneau ; l'eau repose dans nos veines, nos os et nos rêves, et se charge de notre tanin. Espérons que nous serons un grand cru.

Avec justesse, la langue française établit une relation entre l'horloge et l'état du ciel. Ces deux notions s'influencent. Si on s'abrite du temps qu'il fait, c'est pour oublier l'heure qu'il est et l'avancement de notre mortalité. Les humeurs de la Terre me réveillent : je dois travailler et aimer. Il n'y aura pas de rediffusions.


* PAGE, Martin. - De la pluie, Ramsay février 2007.

Relativité

Il y avait fort, fort longtemps que je ne m'étais frottée à un mot. Le thème des Impromptus de cette semaine m'en donne ainsi l'occasion. Un retour que j'aimerais durable...


***


Loin de moi l’idée de vous expliquer la relativité au sens scientifique du terme tant mon esprit n’a rien de scientifique. Je dirais même que la simple idée de se frotter à cette aire le fait se recroqueviller loin, loin, loin, là où les mots ne sauraient l’atteindre. Moi, ce que je préfère chez Einstein, c’est son humanité et son humour ! Exit donc l’aspect scientifique des choses.


Je vais donc saisir ce mot dans un autre de ses sens qu’à ma manière habituelle, je vais tenter de comprendre. Il vous faudra donc prendre mes propos qui suivront comme une réflexion à haute voix qui se voudrait simplificatrice, explicative. Interprétative, presque somme toute, puisqu’il ne s’agira alors que de ma propre réflexion.


Si l’on en regarde la définition première, la relativité non scientifique est un caractère : le caractère de ce qui est relatif. Ah bah, avec ça…


Heureusement, il y a une autre définition, plus philosophique celle-là, que fournit le dictionnaire du CNRTL, pour qui il convient d’attribuer ce caractère à la connaissance humaine, (notamment) parce qu'elle est imparfaite, limitée, (…).


Mon envie de répondre haut et fort – Hein !? – ravalée, je me suis penchée d’un peu plus près. Admirer cette définition qui livre en 1 ligne, tout et rien. Tout en même temps, ce n’est pas rien ! Prenez ces mots un à un, soulevez les, retournez-les – si c’est écrit Made in Taïwan, c’est que vous vous êtes trompés de mot – et admirez-en la quasi inanité.


Très clairement la connaissance humaine ne peut qu’être imparfaite sauf à considérer qu’elle se compose de l’addition des connaissances de chacun. Et encore ! Une fois le résultat obtenu, comment être sûr que rien n’ait échappé à l’un d’entre nous. Ainsi, quelle que soit la définition que nous retiendrons de la connaissance humaine, celle-ci ne pourra rester qu’imparfaite ne serait-ce que parce que seul ou tous ensemble nous sommes bien incapables de savoir si nous savons tout…


Bon okay, ça, c’est fait. Et alors ?


Attendez, ce n’est pas tout ! La connaissance varie, ensuite, en fonction de la relation même qui est établie. Pfiou, la vache, ce morceau-là, il ne m’aide pas…


Mot à mot, j’ai dit. Décortiquons donc.


. Elle varie, déjà. Certes, sinon elle ne saurait être relative.

. Elle varie en fonction de, ensuite. Certes, sinon elle ne saurait varier, puisque varier signifie être modifier. Et si elle ne varie pas, elle n’est pas relative.

. Elle varie en fonction d’une relation, enfin. Et bé oui, puisque qu’elle varie en fonction de et que l’on souhaite qu’elle varie en fonction de pour être relative, il faut bien que l’objet de la variation soit une relation… (Pok ! fait mon cerveau qui se transforme en pop-corn…)


En bref, il est nécessaire de partir du postulat que notre connaissance ne pourra être que relative, qu’elle soit statique ou en mouvement. Car au moment même où l’on croira avoir atteint la connaissance parfaite, l’instant d’après sera apportant avec lui un nouveau doute, une nouvelle question, un nouvel interlocuteur, et alors la connaissance aura varié de parfaite à imparfaite, de là où elle n’aurait jamais dû bouger. C’est en cela, finalement, que l’on ne peut que convenir que tout est relatif et qu’ainsi rien n’est absolu. Rien n’étant vrai en soi, rien ne saurait être affirmé de façon absolue.


Et ça, moi, ça me va. Je peux vous l’affirmer. Parce que ça m’ennuierait de tout savoir et d’être ainsi parfaite en quelque chose.


vendredi 1 mai 2009

1er mai oblige...

Je prends le tout à contre-pied grâce à Erik Orsenna et je retourne à mon ménage :o)


La vie est la seule carrière qui m'intéresse.*


(Cliquez sur l'image pour savoir d'où elle vient.)


* Extrait d'une interview dans Lire - Mai 2000.

dimanche 26 avril 2009

Mallorca # 10 - Palma de Mallorca

Vous avez bien mérité une petite balade (avec un seul l...) dans Palma, capitale des îles Baléares.

Voici donc la magnifique cathédrale de Palma : La Seu (l'un des plus remarquables édifices gothiques d'Espagne, me dit mon guide :). Elle fût construite par Jacques 1er après la conquête de 1230. Sa construction dura près de 400 ans !
Suite au tremblement de terre de 1851, elle dut être reconstruite ; sa restauration fût accomplie par Juan Bautista Peyronnet.
Elle est construite en calcaire doré de Santanyi.




(Dieu est grand et/ou je suis toute petite...:p)

Vient ensuite, tout près, le Palau de l'Almundaina (qui signifit citadelle en arabe), ancienne résidence royale construite après 1309 et demeure de Jacques II.


Le musée d'art moderne dont j'ai particulièrement apprécié la cour et l'ambiance. J'avais bien envie d'y rester un bouquin à la main.


Et pour finir une petite collection de photos diverses et appréciées (de nous).